Le goût de la liberté avec Joël Vuagniaux

Article d’avril 2019 dans Bella vita

Les droits des paysans ?

Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurale

Qu’est-ce qui distingue une « variété » d’un « hybride F1 » ?

Les variétés naturelles et patrimoniales résultent de l’évolution naturelle des plantes cultivées depuis des millénaires, accompagnées par les gestes attentifs des agriculteurs et maraichers du monde.

Ces variétés produisent des semences fertiles qui sont utilisables d’années en années et favorisent ainsi la biodiversité et le patrimoine vivant de l’humanité. Elles sont depuis un demi-siècle menacées par des règlements restrictifs et limitées par des industries internationales. Elles ne représentent plus qu’une infime pourcentage des légumes et des fruits disponibles sur le marché. Elles sont beaucoup plus intéressantes que les hybrides F1 (définition ci-après). Leurs usages par les producteurs est le gage d’un engagement actif pour la biodiversité cultivée et pour la production d’une alimentation vivante et nutritionnellement supérieure. Ces variétés sont parfois moins « productives » au sens de la valeur et du poids, mais beaucoup plus nutritives.

Les semences « hybrides F1 » sont produites par le système agro-industriel. Elles sont le résultat de l’appauvrissement génétique de deux lignées pures et permettent par croisement, d’obtenir une plante vigoureuse et très homogène, aux caractéristiques convenant au transport, au stockage, à la conservation et à la grande distribution. Les hybrides ont permis la standardisation, le transport et la production de masse. Les légumes hybrides représentent jusqu’à 80 à 90% de la production maraichère conventionnelle ou biologique.

Les semences issues de plantes hybrides ne sont pas stériles mais ne sont pas utilisables. Les cultivateurs doivent racheter des semences chaque année. Le travail de sélection qui a permis l’obtention de ces plantes hybrides, vise à satisfaire les attentes de la grande distribution et n’est pas orienté vers des critères de nutrition. D’une manière générale, les hybrides contiennent moins de nutriments et de vitamines, que les légumes issus de variétés naturelles.

A noter toutefois que la teneur nutritionnelle d’un légume ou d’un fruit dépend aussi et surtout des éléments disponibles ou non dans le sol et de la « vivance » de ce dernier.

 

J’ai quelque chose d’important à vous dire..

Hervé Coves Ingénieur agronome et frère franciscain, porte en lui et nous offre l’émotion vraie que procure sa compréhension profonde et pénétrante du vivant et de la biosphère. Francis Hallé, qui signe la préface de son livre , – « Vivre ensemble: Notre monde truffé d’amour », 2016 – place Hervé Coves « dans la lignée intellectuelle de Humboldt et de Darwin ».

Il danse entre science et spiritualité et transmet avec une passion communicative une sorte de mystique du vivant et de la beauté, qui nous touche au coeur et qui nous révèle un « monde amoureux ». Il aime la vie, qu’il proclame « belle » ! Il l’évoque, la partage et la voit dans les yeux de ceux qui l’écoutent. Homme de science et d’esprit, il fait partie de ces grands frères qu’il est urgent de connaître .

Le bonheur nationale brut, une ressource pour résoudre les défis de notre temps

D’origine franco-vietnamienne, docteur en sciences de l’éducation, Tho a été ordonné «Dharmacharya» (Enseignant du Dharma) par le Maître Thich Nhat Hanh.

Tho et son épouse Lisi ont fondé le Eurasia Learning Institute for Happiness and Wellbeing (http://elihw.org) qui développe des programmes en faveur des enfants handicapés au Viêt-Nam, des programmes éducatifs et écologiques, des formations à la Mindfulness et au Bonheur National Brut.

Tho a été chef de la formation du Comité International de la Croix Rouge (CICR) et Directeur des programmes au Gross National Happiness Centre Bhutan. Il est l’auteur de plusieurs livres dont : Présence au Coeur, une introduction à la psychologie bouddhiste (l’Harmattan) De la transformation de soi (l’Harmattan).



L’arbre et la forêt: modèle pour le futur et ressources vivantes

Ingénieur forestier, docteur en sciences naturelles, professeur émérite et chercheur en sciences du bois à la Haute École spécialisée bernoise, chargé de cours à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL), à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zürich (ETHZ) et à l’Université de Lausanne (UNIL), Ernst Zürcher étudie plus particulièrement les structures temporelles des arbres (la chronobiologie).

Auteur du livre : • Les Arbres, entre Visible et Invisible, Actes Sud 2016 • Die Bäume und das Unsichtbare, AT-Verlag 2016

Notre rapport à la nature

Notre rapport à la Nature est pour l’essentiel utilitariste, anthropocentrique et technocratique, c’est à dire dénué de respect, d’affection, et de gratitude pour tous les cadeaux qu’elle nous fait à chaque instant.

L’humain passe toujours avant le non-humain, y compris chez la plupart des écologistes, et tant qu’il en sera ainsi nous continuerons à détruire la Nature et la Beauté, par ignorance dans le meilleur des cas, et par simple avidité commerciale la plupart du temps. Et ceci qu’il soit ou non question de transition, de décroissance, ou de durabilité.

C’est pourquoi il est urgentissime de modifier notre relation avec tous les Etres de la Nature que sont les animaux, les plantes, les montagnes, les rivières ou les océans, pour se mettre enfin à l’écoute de leurs besoins propres, et tout simplement les aimer et les respecter.

Dans cette optique notre projet, avec ces petits « portraits », est de montrer des humains « pionniers » de ce type de relation à la Nature, à la fois nouvelle et très ancienne, et plus particulièrement avec les plantes.

Le cas des plantes nous a semblé à bien des égards plus exemplaire que celui des animaux, parce que la prédation humaine y semble normale, et que, comme chacun le sait, la carotte ne pousse pas de cris lorsqu’on l’arrache du sol, ou l’arbre lorsqu’on le coupe…

Demander à une fleur si elle veut bien qu’on la cueille constitue aujourd’hui à nos yeux une révolution culturelle absolument nécessaire, si une véritable Humanité doit perdurer sur Terre.

Jean-Louis Gueydon de Dives

Carole Guyett – Irelande – 2018

Carole Guyett, est anglaise. Elle est installée dans le Sud-Ouest de l’Irlande. Elle soigne les gens et guide des cérémonies avec les plantes locales, en se basant sur une synthèse qu’elle a faite entre la tradition celte et la tradition amérindienne avec les plantes.

Des plantes, des femmes et des hommes…